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Secourisme au travail : comment une jeune entreprise du Vaucluse organise les premiers secours

Une start-up installée dans une pépinière d’entreprises près d’Avignon comptait neuf salariés quand l’un d’eux a fait un malaise en réunion. Personne ne savait vraiment quoi faire. Quelqu’un a appelé le 15 depuis son portable, un autre est allé chercher un verre d’eau, et pendant quelques minutes les collègues sont restés debout autour de la […]

Une start-up installée dans une pépinière d’entreprises près d’Avignon comptait neuf salariés quand l’un d’eux a fait un malaise en réunion. Personne ne savait vraiment quoi faire. Quelqu’un a appelé le 15 depuis son portable, un autre est allé chercher un verre d’eau, et pendant quelques minutes les collègues sont restés debout autour de la chaise, sans oser toucher la victime. Les secours sont arrivés, tout s’est bien fini pour le salarié, mais la fondatrice a retenu une leçon simple : son entreprise grandissait vite, et rien n’avait été prévu pour ce genre de moment.

Une obligation qui s’applique dès le premier salarié

Le Code du travail demande à tout employeur d’organiser les premiers secours, quelle que soit la taille de l’entreprise. Une jeune structure de quelques personnes est concernée au même titre qu’une usine. Elle doit notamment prévoir comment l’alerte est donnée, qui intervient en premier et quel matériel est disponible. Ces mesures figurent dans le document unique d’évaluation des risques, que les jeunes entreprises oublient souvent de mettre à jour quand l’équipe s’agrandit.

Former un ou plusieurs sauveteurs secouristes du travail est la manière la plus simple de répondre à cette obligation. Le SST sait protéger la victime, l’examiner, faire alerter les secours avec les bonnes informations et réaliser les gestes adaptés : position latérale de sécurité, compression d’une hémorragie, massage cardiaque et utilisation du défibrillateur. Il devient aussi un relais de prévention au quotidien, capable de signaler un poste mal aménagé ou un risque négligé.

Un format adapté aux petites équipes

Human Formation, organisme basé à Vedène, certifié Qualiopi et habilité INRS, propose le secourisme au travail dans le Vaucluse exclusivement en intra : le formateur vient dans vos locaux, que vous soyez installés à Carpentras, à Avignon, à Cavaillon ou dans une pépinière d’entreprises. La formation initiale dure 14 heures sur 2 jours, pour 4 à 10 stagiaires, et le certificat reste valable 24 mois. Le tarif démarre à partir de 1 200 € HT.

Pour une petite équipe, l’intra présente un avantage concret : personne ne perd de temps en déplacement, et les exercices se déroulent dans l’environnement réel. Les stagiaires apprennent où se trouve la trousse de secours, s’il existe un défibrillateur dans l’immeuble ou la pépinière, et comment guider les secours jusqu’au bon étage. Une entreprise de moins de quatre personnes peut s’associer à une structure voisine pour constituer un groupe, à condition que la formation se tienne dans l’un des deux locaux.

Combien de salariés former ?

La réponse dépend de votre organisation plus que de votre effectif. Si toute l’équipe travaille dans le même bureau aux mêmes horaires, deux sauveteurs suffisent souvent, afin que l’un soit présent quand l’autre est en congé. Si une partie de l’équipe est en télétravail, en rendez-vous client ou sur des salons, prévoyez davantage de personnes formées pour qu’au moins une soit toujours sur place.

Beaucoup de jeunes entreprises choisissent de former presque toute l’équipe lors de la même session. C’est un moment fédérateur, qui ne mobilise que deux jours, et qui laisse chacun capable de réagir. Les fondateurs y voient aussi un signal envoyé aux nouveaux salariés : ici, on a pensé à la sécurité. Les exercices pratiques, faits ensemble dans les locaux, rapprochent aussi des collègues qui se croisent parfois peu entre télétravail et rendez-vous.

Le matériel compte aussi. Une trousse de secours complète, vérifiée deux fois par an, fait partie de l’organisation minimale. Si votre immeuble ou votre pépinière dispose d’un défibrillateur, repérez-le avec l’équipe et vérifiez qu’il reste accessible aux heures où vous travaillez, y compris le soir. Si aucun appareil n’est disponible à proximité, posez la question au gestionnaire du bâtiment ou aux entreprises voisines, qui partagent souvent le même besoin. Ces points se règlent en une réunion d’une heure et complètent utilement la formation des sauveteurs.

Recyclage et accueil des nouveaux arrivants

Le certificat expire au bout de vingt-quatre mois. Le recyclage, appelé MAC SST, entretient les gestes et prolonge la validité. Dans une entreprise en croissance, le tableau des titulaires change vite : un sauveteur qui quitte l’équipe doit être remplacé, et les nouvelles recrues peuvent rejoindre la session suivante. Notez le nom, la date et l’échéance de chacun, et réglez une alerte six mois avant.

Profitez aussi de l’accueil des nouveaux salariés pour leur présenter en cinq minutes les consignes de secours : qui appeler, où se trouve le matériel, qui est sauveteur. Ce petit rituel coûte peu et évite l’hésitation vécue par la start-up avignonnaise.

Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en indiquant votre effectif et votre adresse. Deux jours de formation suffisent pour que votre équipe sache réagir, même quand l’entreprise ne compte encore qu’une poignée de personnes.

Michel Parmentier
Fondateur et rédacteur en chef de l’annuaire des startups françaises Annuaire-Startups.Pro. Diplômé d'HEC Paris et ancien membre de l'incubateur de l'école, je tiens à jour une base de données sur les start-ups & scale-ups françaises depuis 2015 (et notamment des levées de fonds). J'ai créé ce site afin de rassembler toutes les données disponibles sur l'écosystème French Tech : les startups, mais aussi les incubateurs, les accélérateurs et les investisseurs. Je publie des articles, des interviews, ainsi que des dossiers sur la tech française.

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